Dans leur coopération internationale, l’eau et l’assainissement figurent parmi les thématiques privilégiées par les collectivités territoriales.
C’est un fait majeur qui confirme la volonté des collectivités françaises de mobiliser leurs savoir faire et leurs compétences pour partager avec leurs partenaires, autorités locales d’autres pays.
C’est aussi le signe de l’importance qu’elles attachent aux priorités définies par le ministère des Affaires étrangères et européennes pour son cofinancement en axant ce soutien sur l’appui institutionnel.
Pour favoriser ce partenariat de proximité portant sur cet objectif du millénaire essentiel qu’est l’accès à l’eau potable et le développement de l’assainissement des eaux usées, la France a mis en place un dispositif législatif innovant de financement donnant la possibilité aux villes à leurs groupements et syndicats de consacrer jusqu’à 1% de leurs budgets de l’eau et de l’assainissement à des actions de solidarité dans ces domaines, l’usager du nord peut ainsi, si ce dispositif est décidé par la collectivité, participer en consommant l’eau, à son accès pour l’usager du sud. La loi Oudin Santini complète ainsi la loi Thiollière qui donne à la coopération décentralisée un statut de compétence d’attribution au profit de nos collectivités territoriales.



